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respecter la limitation de vitesse

La vitesse est encore aujourd’hui un des premiers facteurs d’insécurité et d'accidents sur les routes. C’est pourquoi elle constitue un sujet de préoccupation permanent pour la Sécurité routière. Les mesures gouvernementales mises en oeuvre en 2002 - multiplication des contrôles sur la vitesse, déploiement des radars automatiques depuis fin 2003 - ont eu une incidence sur les comportements des conducteurs, avec pour bénéfice la baisse importante du nombre de personnes tuées sur les routes. On a donc pu noter une réelle évolution des comportements des automobilistes Français face à la vitesse. La Sécurité routière souhaite aller plus loin dans la pédagogie et continuer à alerter sur les dangers de la route. Si 100 % des conducteurs avaient respecté les limitations de vitesse en 2005, plus de 1200 vies auraient pu être sauvées.

Il n’y a pas de petits excEs de vitesse

Chaque dépassement des limitations en vigueur peut avoir des conséquences dramatiques. Des excès de vitesse importants peuvent entraîner une perte totale du contrôle du véhicule ; des dépassements moindres ne permettent pas d’anticiper les imprévus et peuvent aussi avoir de lourdes conséquences. Nous sommes en effet confrontés à un temps de réaction incompressible.

Une seconde : c’est le temps pour tout conducteur en état de vigilance normale pour réagir. C’est-à-dire qu’avant même d’avoir commencé à freiner ou à éviter l’obstacle, il va parcourir 14 mètres à 50 km/h, 25 mètres à 90 km/h, 36 mètres à 130 km/h. Sur autoroute, à 130 km/h, une voiture s’arrête en 130 mètres, alorsqu’à 160 km/h, au bout des ces 130 mètres, la voiture sera encore à près de 90 km/h*.
En ville, à 50 km/h, il faut 28 mètres au minimum pour s’arrêter, alorsqu’à 60 km/h, il faut 36 mètres pour s’arrêter, soit 8 mètres de plus (soit la largeur moyenne d’une intersection en zone urbaine)*. Sachant qu'à 50 km/h, un piéton percuté par un automobiliste survit dans 80 % des cas et à 60 km/h, un piéton percuté par un automobiliste décède dans 80 % des cas, mieux vaut lever le pied !
* Données valables sur route sèche.

du chemin reste A faire malgre la baisse de La vitesse...

Entre 2001 et 2004, la vitesse moyenne des automobilistes français a baissé de 5 km/h, passant de 89,5 km/h à 84,5 km/h*. C’est pour les grands excès de vitesse que les progrès sont les plus spectaculaires : leur nombre a été divisé par plus de quatre pour les excès de plus 30 km/h et par sept pour ceux de plus de 40 et 50 km/h. L’évolution du comportement des Français s’est poursuivie favorablement en 2005.

Cette baisse importante des vitesses explique 75 % de la diminution des accidents et des victimes de la route entre 2002 et 2005. Autre conséquence de cette baisse des vitesses : la diminution historique pendant cette même période de plus de 30 % du nombre de personnes tuées. En 2004, la diminution des vitesses s’est également manifestée par une baisse de 34,5 % du nombre de personnes tuées sur les autoroutes de liaison**.

Changer son comportement, c’est respecter la règle en toute circonstance 50 km/h en agglomération, 90 km/h sur les routes nationales et départementales, 130 km/h sur les autoroutes : chaque situation de circulation justifie une limitation adaptée à la densité du trafic, la proximité de lieux de passage des piétons, l’infrastructure. Respecter ces vitesses et adopter une distance suffisante entre le véhicule qui nous précède et celui qui nous suit, c’est s’offrir une garantie de sécurité permettant de faire face à toute situation imprévue lors de nos déplacements..

*source : Observatoire national interministériel de la sécurité routière 2004.
**source : Observatoire national interministériel de la sécurité routière – impact du contrôle sanction automatisé sur la sécurité routière, mars 2006.



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